La généralisation des activités à visée philosophique dans l’école, avec les élèves en difficulté : enjeux et projet
Quels sont les enjeux d’une généralisation scolaire des pratiques à visée philosophique ? Il s’agit dans le présent article de se dégager de la séduction qu’elles exercent pour en examiner philosophiquement fondements et projet politique conséquent. On fournit aux enseignants, par cet examen, des cl...
Bewaard in:
| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
|---|---|
| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Recherches en éducation
2021
|
| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Quels sont les enjeux d’une généralisation scolaire des pratiques à visée philosophique ? Il s’agit dans le présent article de se dégager de la séduction qu’elles exercent pour en examiner philosophiquement fondements et projet politique conséquent. On fournit aux enseignants, par cet examen, des clés pour orienter leur travail de classe. Éthiquement, on identifie mieux dans quelle mesure cette généralisation participe à la construction par le Droit d’une essence humaine. Une éthique du Droit de l’Homme, prenant en compte certaines critiques philosophiques contemporaines (Sartre, Foucaud, Heidegger) qui contestent l'idée d'une essence humaine, fait de la scolarisation de ces pratiques le moyen intellectuel de participer à cette hominité critique qui doit élaborer le droit. L’enfant, futur porteur du projet humain, doit apprendre à se saisir de cette réflexion, politiquement nécessaire dans une démocratie de Droit. Cette réflexion s’appuie sur le développement de sa capacité individuelle de mobiliser une pensée en tension, complexe, abstraite et conceptuelle. On élargit, grâce à l'École, le champ de ses interrogations spontanées, vers une véritable « citoyenneté philosophique ». La généralisation de ces pratiques est porteuse de la réussite d’élèves parfois en difficulté scolaire, examinant philosophiquement les disciplines scolaires, en identifiant mieux la nature et les modalités spécifiques, pour finalement mieux les situer et les intégrer. Par le débat, on véhicule un modèle politique et social qui voudrait, à terme, s’exonérer de la violence communautariste, au profit de l’échange entre les cultures. Ces enjeux font souhaiter le développement d’un projet politique international de généralisation, pour identifier les questions que les acteurs politiques doivent se poser, les moyens d’y répondre. |
|---|