L’individualisation des politiques socioéducatives : famille sous assistance ou famille sous surveillance ? Le cas des « parcours individualisés de Réussite éducative »

Depuis 2003, en France, nous sommes devant un paysage éducatif riche mais complexe. Aux côtés des Contrats éducatifs locaux sont apparus ces dernières années des dispositifs tels que la Réussite éducative. La particularité de ce dispositif est d’avoir une fonction « préventive » et de prendre en cha...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/ree,
Autore principale: Goirand, Stéphanie
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Recherches en éducation 2021
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Depuis 2003, en France, nous sommes devant un paysage éducatif riche mais complexe. Aux côtés des Contrats éducatifs locaux sont apparus ces dernières années des dispositifs tels que la Réussite éducative. La particularité de ce dispositif est d’avoir une fonction « préventive » et de prendre en charge les jeunes et leurs familles repérés « en fragilité ». Il s’agit de construire de manière partagée des réponses transversales liées aux problématiques rencontrées (éducatives, sociales, scolaires…) et individualisées. On s’interroge ici, à travers l’étude du programme de Réussite éducative, sur les effets sociaux induits par ce processus d’individualisation de l’action publique « éducative » en direction des familles. Si les politiques publiques se sont plus fortement intéressées à la jeunesse et à la famille ces dernières décennies, c’est tout d’abord en réponse à une question sociale. Et si l’exigence de la gestion publique des risques sociaux est toujours aussi présente, elle l’est de plus en plus en référence à un « croisement des risques sociaux avec les risques familiaux ». Cette individualisation de la grille de lecture des problèmes sociaux a des conséquences directes sur la conception des politiques sociales et familiales. En quoi ce renforcement de l’action publique auprès des familles et cette forme de « repolitisation » de la sphère privée, viennent-ils modifier les mécanismes de régulation sociale et assurer le maintien de la « cohésion sociale » ?