L’éducation à la pitié dans l’Emile

Emile est un « homme naturel », c’est-à-dire un habitant des villes, mais qui partage avec l’homme de la nature la pitié. Comment la civilisation peut-elle ne pas étouffer la pitié ? La réponse à cette question passe par le rappel du principe rousseauiste essentiel, selon lequel nous sommes ce que l...

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Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/ree,
Huvudupphovsman: Demouge, Gérard
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Recherches en éducation 2021
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Emile est un « homme naturel », c’est-à-dire un habitant des villes, mais qui partage avec l’homme de la nature la pitié. Comment la civilisation peut-elle ne pas étouffer la pitié ? La réponse à cette question passe par le rappel du principe rousseauiste essentiel, selon lequel nous sommes ce que la situation externe fait de nous. La pitié est un sentiment obscur et vif chez l’homme de la pure nature, car l’absence de séparation entre moi et non-moi fait que l’homme sympathise avec tout être souffrant (homme ou animal). La compétition sociale en est venue à étouffer ce sentiment chez l’homme d’aujourd’hui. Le rôle du pédagogue dans l’Emile est alors de mettre son élève dans des situations sociales telles qu’il puisse se mettre à la place de l’autre souffrant, ce qui implique toute une éducation de l’imagination et de la réflexion. Ainsi éduquées, ces deux facultés, loin d’affaiblir la pitié, en font un sentiment développé et vif.