Droit à l’ignorance et saveur des savoirs
Il est des lieux, les utopies, où le savoir est d’emblée valorisé. Mais précisément ces « lieux » sont en fait des non-lieux, des u-topoi, comme s’est plu à y insister Thomas More en forgeant ce nom sur un jeu de mots. Le privatif « u » de U-topia, qui lui confisque l’existence, pourrait bien se pro...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Recherches en éducation
2021
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Il est des lieux, les utopies, où le savoir est d’emblée valorisé. Mais précisément ces « lieux » sont en fait des non-lieux, des u-topoi, comme s’est plu à y insister Thomas More en forgeant ce nom sur un jeu de mots. Le privatif « u » de U-topia, qui lui confisque l’existence, pourrait bien se prononcer « eu », et lui attribuer le bonheur. L’une des formes du bonheur des utopies est précisément de goûter le savoir, d’y être habile et compétent, sans difficultés d’apprentissage, et avec un plaisir immédiat. |
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