La tentation d’une pédagogie autogestionnaire alternative : l’exemple des lycées expérimentaux dans les années 1980 en France

Au début des années 1980, quatre lycées expérimentaux sont autorisés à ouvrir au sein du système scolaire public français (le Lycée expérimental de Saint Nazaire, le Lycée autogéré de Paris, le Collège-lycée expérimental d’Hérouville-Saint-Clair, le Centre expérimental maritime en Oléron). Certains...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/ree,
Päätekijä: Patry, Delphine
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Recherches en éducation 2020
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Au début des années 1980, quatre lycées expérimentaux sont autorisés à ouvrir au sein du système scolaire public français (le Lycée expérimental de Saint Nazaire, le Lycée autogéré de Paris, le Collège-lycée expérimental d’Hérouville-Saint-Clair, le Centre expérimental maritime en Oléron). Certains de ces lycées ont fait le choix d’une pédagogie autogestionnaire. Si l’autogestion pédagogique a été expérimentée dans l’enseignement public dès le début des années 1960 et que les théories et les pratiques d’autogestion se sont développées dans les années 1960 et 1970 en France, quelles sont les motivations de ces lycées quant à l’autogestion pédagogique ? Le modèle autogestionnaire a-t-il influencé les enseignants de ces lycées ? Paradoxalement, ces expérimentations, peu nombreuses et locales, ont su résister jusqu’à aujourd’hui au modèle dominant dans l’enseignement public français. La création de ces lycées apparaît ainsi comme une occasion de faire connaître et de dynamiser l’autogestion qui a marqué de nombreux champs de la société française de la fin des années 1960 au début des années 1980.