Aux sources de la confiance dans la relation éducative
C’est un vieux problème de savoir comment, dans un processus éducatif quelconque mettant en jeu d’un côté quelqu’un qui sait ou est supposé savoir, de l’autre un qui ne sait pas ou est supposé tel, l’attention peut doucement glisser vers ce qui leur est commun ou vers ce dont ils peuvent parler l’un...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
|---|---|
| Muut tekijät: | |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Recherches en éducation
2020
|
| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | C’est un vieux problème de savoir comment, dans un processus éducatif quelconque mettant en jeu d’un côté quelqu’un qui sait ou est supposé savoir, de l’autre un qui ne sait pas ou est supposé tel, l’attention peut doucement glisser vers ce qui leur est commun ou vers ce dont ils peuvent parler l’un et l’autre. Alors le savoir n’est plus dans la tête de tel ou tel, mais vaut pour la réalité même autant qu’il nous en sépare et nous en assure. De l’une à l’autre de ces positions, la confiance change de sens : d’interpersonnelle et subjective qu’elle semble au début, elle se déplace et modifie ses ancrages pour concerner ces signes de connaissance et d’altérité, au premier chef le langage. Bref, et comme disent les didacticiens, il y a un effet maître dans tout processus éducatif et la question est d’en sortir. C’est à cette condition que la confiance change de sens. Ce numéro explore ce problème à partir de points de vue bien différents : celui de l’histoire de la philosophie de l’éducation, celui de l’épistémologie, celui de l’analyse des relatons pédagogiques ordinaires, celui de l’analyse du présent et de ce qui s’y répète, celui plus politique des analyses de l’émancipation, celui enfin de l’anthropologie comparée. It is an old problem to know how, in any educational process involving someone who knows or is supposed to know, someone who does not know or is supposed not to know, the attention may be gently slide towards what is common to them or what they can talk about together. Then knowledge is no longer in the mind of such and such a master, but "is valid for" reality as much as it separates us from it and assures us of it. From one position to another, trust changes meaning: from the interpersonal and subjective that it seems at the beginning, it moves and modifies its anchorages to concern these signs of knowledge and otherness, and first of all the language. In short, and as the didacticians say, there is a master effect in any educational process and the question is to get out of it. It is on this condition that trust changes meaning. This issue of the CREN review explores this problem from very different points of view: that of the history of the philosophy of education, that of epistemology, that of the analysis of ordinary pedagogical relations, that of the analysis of the present. that of emancipation, and that of comparative anthropology. |
|---|