Impacts émancipateurs d’une coopération scientifique-enseignant à l’école primaire sur les représentations des enfants et leur mobilisation dans les apprentissages en sciences
Un enseignement des sciences dans lequel un étudiant scientifique coopère avec un professeur des écoles contribue-t-il à une forme d’émancipation des élèves ? Les impacts de cette pratique ont été étudiés sur les apprentissages des enfants à travers les interactions langagières lors de séances de sc...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Recherches en éducation
2020
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Un enseignement des sciences dans lequel un étudiant scientifique coopère avec un professeur des écoles contribue-t-il à une forme d’émancipation des élèves ? Les impacts de cette pratique ont été étudiés sur les apprentissages des enfants à travers les interactions langagières lors de séances de science à l’école primaire. Les représentations que les filles et les garçons se construisent des scientifiques ont été appréhendées par l’analyse de 1500 dessins légendés d’élèves de cycle 3. Des facteurs d’émancipation sont apparus : émancipation d’un assujettissement à une forme de savoir ; échappée de l’assignation à une « place » dans la classe et du « contrôle » permanent du professeur ; affranchissement de représentations sociales enfermantes. La dynamique interactive multiforme entre professeur- étudiant-élèves s’accompagne d’une sorte de circularité libératrice entre les actes de savoir/ enseigner/apprendre. Une offre de savoir témoignée par le binôme enseignant, plutôt qu’injonctive, rend l’élève plus libre pour répondre. De nouvelles postures pour apprendre sont investies. Une mobilisation inédite est suscitée par une possible identification au jeune scientifique. Elle conduit à une libération d’autocensures dues à des stéréotypes qui pèsent particulièrement sur les filles et les enfants de milieux défavorisés, ces derniers étant parfois exclus des sciences sous prétexte de retour aux soi-disant fondamentaux « lire, écrire, compter ». |
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