Des normes professionnelles auto-prescrites. Le cas de la mise en œuvre de la démarche d’enseignement scientifique en Suisse romande

Cette recherche pose l’hypothèse d’une relation entre les difficultés de mise en œuvre de la démarche d’enseignement scientifique en classe (pour les enseignants) et l’existence de normes auto-prescrites. Celles-ci seraient pour partie le résultat de la renormalisation par les acteurs des prescripti...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/ree,
Auteurs principaux: Marlot, Corinne, Audrin, Catherine, Morge, Ludovic
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Recherches en éducation 2020
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cette recherche pose l’hypothèse d’une relation entre les difficultés de mise en œuvre de la démarche d’enseignement scientifique en classe (pour les enseignants) et l’existence de normes auto-prescrites. Celles-ci seraient pour partie le résultat de la renormalisation par les acteurs des prescriptions primaires (les programmes) et secondaires (les discours des instances de formation). Dans cet article, nous rendons compte de la phase exploratoire de cette recherche liée à une enquête par questionnaire auprès d’enseignants du premier degré, débutants et expérimentés, en Suisse romande. Le traitement des données a été réalisé grâce à une analyse factorielle et une classification ascendante hiérarchique. Cette analyse quantitative a permis de mettre au jour l’existence de normes auto-prescrites relatives à la mise en place de la démarche d’enseignement scientifique à l’école ainsi que l’existence de catégories d’enseignants selon leur positionnement relatif vis-à-vis des principes pédagogiques et épistémologiques de cette démarche ; et de formuler des premières hypothèses concernant l’existence d’un clivage générationnel (expérimentés /non expérimenté) et/ou d’un clivage lié au niveau d’enseignement (élèves de 4 à 7 ans / élèves de 8 à 11 ans), permettant d’expliquer la variabilité interindividuelle.