De la verve avant toute chose

Parler de verve chez Cohen, c’est affronter une question délicate tant elle est partout présente. C’est évoquer un complexe réseau d’interactions entre la parole des personnages, celle du narrateur et une sorte de poétique de la lecture, voire une éthique de la littérature. Opposant le bavardage sté...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/rechtrav,
Prif Awdur: Decout, Maxime
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Recherches et travaux 2023
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Parler de verve chez Cohen, c’est affronter une question délicate tant elle est partout présente. C’est évoquer un complexe réseau d’interactions entre la parole des personnages, celle du narrateur et une sorte de poétique de la lecture, voire une éthique de la littérature. Opposant le bavardage stérile des « sociaux » à la verve des protagonistes élus, comme les Valeureux, Cohen fait de l’excès le principe d’une nouvelle vision du monde autant que le comblement de tout ce qui fore le réel de ses manques. Assumée et consciente, cette verve se définit comme un devoir vital pour le personnage comme pour l’œuvre littéraire, la marque de leur opposition à tous les psittacismes et les scléroses qui les menacent.