Nouveaux enjeux de la politique salariale

Après l’adoption des grandes orientations budgétaires et financières du gouvernement Merkel, les négociations salariales qui s’engagent en ce début d’année 2006 constituent un premier test important pour la nouvelle politique économique allemande. Le tour conflictuel qu’ont pris d’emblée les discuss...

Πλήρης περιγραφή

Αποθηκεύτηκε σε:
Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/rea,
Κύριος συγγραφέας: Lasserre, René
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Regards sur l’économie allemande 2008
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Après l’adoption des grandes orientations budgétaires et financières du gouvernement Merkel, les négociations salariales qui s’engagent en ce début d’année 2006 constituent un premier test important pour la nouvelle politique économique allemande. Le tour conflictuel qu’ont pris d’emblée les discussions dans les services publics où le syndicat ver.di a choisi d’engager l’épreuve de force avec les Länder sur la question de l’allongement du temps de travail des employés publics ne constitue, de ce point de vue, qu’un enjeu catégoriel circonscrit et relativement secondaire, même si son incidence sur la gestion de l’emploi public et l’assainissement budgétaire est loin d’être négligeable. Plus déterminantes sont les négociations salariales qui viennent de s’engager entre les partenaires sociaux de l’industrie des métaux car leurs résultats donneront le ton à l’ensemble des grandes branches industrielles du secteur privé. Placées sous le signe d’une nouvelle donne salariale, les négociations pourraient déboucher sur une progression des salaires et du pouvoir d’achat dont l’ampleur est encore incertaine, mais constituera une variable majeure pour l’évolution de l’emploi et de la croissance au cours des prochains mois. Après plusieurs années de modération des salaires consentie pour sauvegarder la compétitivité externe de l’économie allemande, la reprise de l’activité semble pouvoir autoriser le desserrement de la contrainte salariale afin de soutenir la demande et réduire progressivement le chômage. Pourtant, la dépendance externe extrêmement forte de l’industrie allemande incite à la plus grande prudence sur le front des coûts salariaux, sous peine d’accélérer les réductions et les délocalisations d’emplois. De sorte que c’est moins la relance uniforme du pouvoir d’achat qu’un partage différencié des gains de productivité par une régulation salariale rénovée qui constitue l’enjeu principal de la politique salariale allemande.