Ver.di refuse les 40 heures pour construire sa légitimité
Le syndicat ver.di avait déclenché début février le plus grand mouvement de grève dans les services publics allemands depuis 14 ans. Enjeu : la hausse du temps de travail dans les communes et les Länder. Le passage à 40 heures hebdomadaires, voire plus, se solderait en effet, selon le syndicat, par...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/rea, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Regards sur l’économie allemande
2008
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Le syndicat ver.di avait déclenché début février le plus grand mouvement de grève dans les services publics allemands depuis 14 ans. Enjeu : la hausse du temps de travail dans les communes et les Länder. Le passage à 40 heures hebdomadaires, voire plus, se solderait en effet, selon le syndicat, par la suppression de près de 300 000 emplois publics. Alors qu’IG Metall mène une politique de sauvegarde de l’emploi grâce à une hausse modularisée du temps de travail conforme aux impératifs de compétitivité de l’industrie (voir REA 68/04 et 75/06), ver.di renoue avec la doctrine du partage du travail. Mais en apparence seulement, car l’argument est instrumentalisé à des fins purement clientélistes. Les actions médiatiques menées par le géant des services visent à construire sa légitimité dans le cadre du processus de modernisation de la fonction publique. Et à consolider sa position face à IG Metall dans le cadre des élections aux Conseils d’établissement (mars) et du renouvellement partiel du directoire du DGB (mai). En développant une fonction tribunicienne, ver.di cherche aussi à s’assurer une certaine représentativité alors qu’un nombre croissant de corporations, dont les médecins des CHU des Länder, lui tournent le dos. |
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