Fiscalité : réforme structurelle et consolidation budgétaire

L’objectif majeur du gouvernement de coalition fédéral est la consolidation des finances publiques à partir de 2007. A cet effet, il a adopté un ensemble de mesures échelonnées dans le temps et qui mélangent habilement approches keynésiennes, cap d’austérité et politique de l’offre. Ainsi, au plan d...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/rea,
Autor principal: Gabel, Markus
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Regards sur l’économie allemande 2008
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Descripció
Sumari:L’objectif majeur du gouvernement de coalition fédéral est la consolidation des finances publiques à partir de 2007. A cet effet, il a adopté un ensemble de mesures échelonnées dans le temps et qui mélangent habilement approches keynésiennes, cap d’austérité et politique de l’offre. Ainsi, au plan de relance 2006 destiné à stimuler les investissements et la demande intérieure succèdera l’an prochain une politique d’austérité avec augmentations d’impôts (notamment de la TVA) et réduction des dépenses publiques. Le gouvernement fait le pari qu’avec le retour général de la confiance, la croissance retrouvée sera suffisamment robuste pour supporter cette cure d’austérité. En 2008 suivra le volet d’offre du programme au centre duquel se trouve la fiscalité des entreprises, notamment des grandes sociétés, afin d’améliorer l’attractivité du Standort Deutschland. Ce programme budgétaire et fiscal, qui peut se lire comme une parfaite traduction des sensibilités très opposées de la grande coalition, modifiera profondément la structure de la fiscalité. En volume, il se traduira certes par une hausse des prélèvements fiscaux (mesurés par rapport au PIB), mais il est basé sur un rééquilibrage entre, d’un côté, impôts directs et cotisations sociales (en baisse) et, de l’autre, impôts indirects (en hausse). L’Allemagne retrouve ainsi des structures fiscales plus proches de la moyenne européenne.