Carl Zeiss AG, ou : comment l’innovation a résisté au Mur

Le 16 octobre, le groupe Carl Zeiss AG inaugurait à Oberkochen (Bade-Wurtemberg), où il a son siège, une plateforme technologique destinée à la R&D dans le segment où il est leader mondial : la lithographie des semi-conducteurs. Le groupe y a investi 450 millions € – prix à payer pour surclasser...

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發表在:URI:https://journals.openedition.org/rea,
主要作者: Guiot, Caroline
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: Regards sur l’économie allemande 2008
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實物特徵
總結:Le 16 octobre, le groupe Carl Zeiss AG inaugurait à Oberkochen (Bade-Wurtemberg), où il a son siège, une plateforme technologique destinée à la R&D dans le segment où il est leader mondial : la lithographie des semi-conducteurs. Le groupe y a investi 450 millions € – prix à payer pour surclasser durablement Nikon et Canon dans une course mondiale à l’innovation où l’avantage technologique dure au mieux 9 mois. La plateforme emploie 1 400 personnes hautement qualifiées, dont 250 nouvellement embauchées. Carl Zeiss AG poursuit là une tradition d’excellence technologique née voici 160 ans. Depuis, le groupe engrange les distinctions : en juillet 2006, sa filiale Carl Zeiss Microscopy s’est vu décerner, pour la cinquième année consécutive, le R&D 100 Award, prix couronnant les meilleures inventions technologiques. Cette année, c’est le LSM 5 Duo (Laser Scanning Microscope) qui lui vaut cette distinction. En septembre, l’équipe scientifique de sa filiale P.A.L.M. Microlaser Technologies GmbH était nominée pour le Prix allemand du Futur ; elle avait rendu commercialisable la technologie LMPC, système de micromanipulation au laser, destiné à la recherche biomédicale. L’intensité de l’innovation du groupe a certes une longue histoire, qui se décline en trois noms réputés : Zeiss, Schott et Jenoptik, à l’origine réunis. Mais la partition de l’Allemagne, puis la réunification, ont donné naissance à trois groupes aujourd’hui distincts. Si Zeiss et Schott (verre) appartiennent tous deux à la même fondation, ils n’ont plus aucun lien entre eux. Quant à Jenoptik (Iéna), s’il est totalement indépendant des deux autres, il a su renouer après l’unité avec la tradition industrieuse de la Thuringe et la culture innovante de ses origines. Après la chute du Mur, des synergies se sont créées entre les clusters est- et ouest-allemands de l’optique.