Kombilohn et salaire minimum : la fin de l’exception allemande

Kombilohn et/ou salaire minimum : un débat approche de son terme. A la fin novembre 2006, une commission présidée par Franz Müntefering présentera en effet, conformément aux dispositions de l’accord de coalition, des propositions sur un sujet brûlant : l’emploi pour les salariés peu qualifiés. Il fa...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/rea,
Hovedforfatter: Lattard, Alain
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Regards sur l’économie allemande 2008
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Kombilohn et/ou salaire minimum : un débat approche de son terme. A la fin novembre 2006, une commission présidée par Franz Müntefering présentera en effet, conformément aux dispositions de l’accord de coalition, des propositions sur un sujet brûlant : l’emploi pour les salariés peu qualifiés. Il faudra alors passer à la décision politique, phase qui s’annonce particulièrement difficile, tant la négociation touche à des aspects économiquement et socialement sensibles.Malgré la divergence de leurs approches, expressément consignée dans l’accord de coalition, chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates partent au moins du même constat : l’accès au marché du travail des actifs peu qualifiés passe par des emplois mal rémunérés qui nécessitent une double intervention. D’une part, il faut, pour favoriser leur émergence, améliorer le système de subventions et de compléments salariaux qui les encadrent déjà. C’est à ces dispositifs d’aide à l’emploi que renvoie le terme de Kombilohn, appliqué de manière générique à toutes les combinaisons de revenus d’activité et de revenus de transfert conçues pour le secteur des bas salaires. Mais d’autre part, l’extension de ce secteur à bas salaires génère de plus en plus souvent des rémunérations « immorales » (sittenwidrig : la jurisprudence désigne ainsi les salaires inférieurs d’un tiers au salaire conventionnel ou aux salaires localement usités), qui justifient quant à elles que soit discutée l’opportunité d’un salaire minimum.