Transition énergétique en RFA

La réorientation de la transition énergétique allemande (sur l’impératif de réformes, voir REA 112/2014) est en cours depuis le début de 2014. Avec l’entrée en vigueur, le 1er août 2014, de la loi de révision de la Loi de promotion des énergies renouvelables (Erneuerbare Energien-Gesetz, EEG), les m...

Full beskrivning

Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/rea,
Huvudupphovsman: Hansen, Ulrike
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Regards sur l’économie allemande 2014
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:La réorientation de la transition énergétique allemande (sur l’impératif de réformes, voir REA 112/2014) est en cours depuis le début de 2014. Avec l’entrée en vigueur, le 1er août 2014, de la loi de révision de la Loi de promotion des énergies renouvelables (Erneuerbare Energien-Gesetz, EEG), les mesures suivantes ont été mises en œuvre : définition d’objectifs de production d’énergie de source renouvelable, révision des critères de soutien aux énergies renouvelables et obligation de vente directe sur le marché de l’électricité. Par ailleurs, le ministère fédéral de l’Economie et de l’Energie a publié le 24-06-2014 un « Agenda énergie en 10 points » (10 Punkte-Energie-Agenda) qui vise la coordination des approches, et des calendriers afférents, à savoir : réforme de la Loi EEG, mise en œuvre conjointe du Paquet Climat-Energie 2030 au sein de l’UE, révision du système européen d’échange de quotas d’émission de CO2, nouvelle approche de l’organisation du marché de l’électricité et de coordination des mix énergétiques, définition d’une stratégie d’efficacité énergétique dans le BTP, développement du réseau allemand de transport et de distribution d’électricité, suivi annuel de l’avancée de la transition énergétique (monitoring) et coopération renforcée des plateformes de recherche en la matière.L’accélération du développement du réseau électrique est un élément central de la transition énergétique allemande depuis son lancement voici bientôt quinze ans. Après l’arrêt de huit réacteurs (7+1) intervenu en 2011 à la suite du moratoire de sortie accélérée du nucléaire, le volume d’électricité d’origine nucléaire injecté dans le réseau a baissé de quelque 9 700 MW, ce qui a profondément modifié la structure du flux de charge, se traduisant par une hausse des importations d’électricité (cette situation s’est toutefois inversée entretemps, l’Allemagne étant aujourd’hui exportatrice) et des flux acheminés d’est en ouest. Cet impact du moratoire sur l’abandon du nucléaire d’ici 2022 à la fois sur les réseaux de transport et la sécurité de l’approvisionnement vient rappeler l’impératif du développement des réseaux.Cet impératif est paneuropéen. Mais la coopération au sein de l’UE entre les exploitants de réseaux est-elle satisfaisante ? Le Paquet infrastructure adopté dans l’UE en 2010 tient-il suffisamment compte de cette priorité ? Depuis toujours, la sécurité durable de l’approvisionnement requiert l’adaptation permanente des réseaux. La transition énergétique – en Allemagne, en France – est venue rappeler combien cette question est cruciale.