Les élites économiques sont-elles encore si différentes en France et en Allemagne ?
En France comme en Allemagne, les dirigeants des grandes entreprises font régulièrement la une de l’actualité ou de la presse, spécialisée ou non. Tout citoyen peut ainsi découvrir le montant exorbitant de leurs rémunérations ou de leurs ‘parachutes dorés’, les victoires ou déboires de tel ou tel...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/rea, |
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| Những tác giả chính: | , , |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Regards sur l’économie allemande
2012
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | En France comme en Allemagne, les dirigeants des grandes entreprises font régulièrement la une de l’actualité ou de la presse, spécialisée ou non. Tout citoyen peut ainsi découvrir le montant exorbitant de leurs rémunérations ou de leurs ‘parachutes dorés’, les victoires ou déboires de tel ou tel grand patron. Mais que sait-on vraiment des formations, des parcours professionnels de ceux qui président aux destinées des entreprises figurant parmi les plus grands groupes mondiaux ? L’image des élites économiques dans les sociétés française et allemande relève encore trop souvent de la mythologie ou de la caricature. Pourtant, nombreux sont les travaux qui, en France et en Allemagne, mais aussi dans d’autres pays, portent sur les élites économiques, notamment leur production et reproduction, leur profil sociologique. Tous ou presque constatent que les équipes managériales s’insèrent dans des cultures nationales particulières qui les rendent foncièrement différentes, et les managers allemands et français ne semblent pas faire exception à la règle. Or la globalisation des économies a imposé des bouleversements inédits. Jamais les grandes entreprises n’ont autant fait fi des barrières nationales, jamais leurs activités n’ont atteint de tels degrés d’ouverture et d’interpénétration, favorisés par la libéralisation presque totale des mouvements de capitaux et des hommes. Les grandes firmes multinationales, et aussi celles dont l’origine historique est allemande ou française, se sont internationalisées au pas de charge et adaptées à cette intégration mondiale. Mais aujourd’hui, alors que près de la moitié de leur capital est détenue par des investisseurs étrangers, alors qu’elles adoptent les standards anglo-saxons de comptabilité et les mêmes outils de gestion, souvent la même langue de travail que leurs homologues américaines, que reste-t-il des particularités nationales de leur management ? Les systèmes nationaux de formation des élites françaises et allemandes se sont-ils appuyés sur leurs atouts pour continuer de former des élites économiques dont la diversité et les spécificités constituaient la richesse, ou au contraire pour faciliter une harmonisation sur le modèle anglo-saxon ? |
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