Une politique énergétique entre libéralisation et indépendance

Peut-on parler, dans le cas de l’Allemagne, d’une « politique énergétique » ? Cer­tainement, mais pas au sens d’une articulation organique entre pouvoir cen­tral et opérateurs monopolistiques comme on a pu la connaître en France. La politique énergétique allemande est faite d’équilibres. Équilibre,...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/rea,
Auteur principal: Autret, Florence
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Regards sur l’économie allemande 2009
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Peut-on parler, dans le cas de l’Allemagne, d’une « politique énergétique » ? Cer­tainement, mais pas au sens d’une articulation organique entre pouvoir cen­tral et opérateurs monopolistiques comme on a pu la connaître en France. La politique énergétique allemande est faite d’équilibres. Équilibre, tout d’abord, des pouvoirs, entre l’État fédéral qui réglemente, les Länder et les communes qui o­pèrent, en tant qu’actionnaires ou qu’exploitant, les autorités de la concur­rence qui veillent. Équilibre ensuite des sources d’approvisionnement. Au len­demain des chocs pé­troliers, le pays a fait le choix de diversifier ses sources d’énergie, pour répartir ses risques et préserver son industrie minière. Sur ce substrat, la politique éner­gétique se bâtit, malgré les plaidoyers vibrants pour la concur­rence ou contre le nucléaire, avec une très grande prudence. C’est ce que montre la régulation in­troduite par petites touches depuis 1998 et le très grand pragmatisme qui préside à la politique de réduction des émissions de CO2.