L’argent des Allemands

Depuis plusieurs années, la consommation des ménages stagne outre-Rhin. La récente baisse de l’impôt sur le revenu n’a eu qu’un effet mi­nime, le léger coup de pouce au pouvoir d’achat étant absorbé par l’augmentation des coûts liés à la santé et à divers services, dont les assurances. S’y ajoute l’...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/rea,
Auteur principal: Bourgeois, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Regards sur l’économie allemande 2009
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Depuis plusieurs années, la consommation des ménages stagne outre-Rhin. La récente baisse de l’impôt sur le revenu n’a eu qu’un effet mi­nime, le léger coup de pouce au pouvoir d’achat étant absorbé par l’augmentation des coûts liés à la santé et à divers services, dont les assurances. S’y ajoute l’in­fla­tion perçue qui préoc­cupe l’opinion alle­mande depuis le bas­culement à l’euro. Pour­tant, les effets d’aubaine liés aux arrondis ont été somme toute limités, à en croire la Bundes­bank. Mais la méfiance est restée ancrée dans les esprits. L’attention des con­joncturistes se focalise aussi sur le taux d’é­pargne allemand, un des plus éle­vés d’Europe avec 9,6 % en 2002, mais inférieur à celui de la France (11,1 % ; source : OCDE, 2004). Le risque du chômage, l’incertitude quant à l’avenir des régimes de pro­tection so­ciale, incitent visiblement les Alle­mands à maintenir un haut niveau d’épargne de précaution. Et, de fait, depuis 2000, le taux d’épargne progresse. Mais quelles réalités recouvrent ces indica­teurs macro-écono­miques ? Ana­lyses socioécono­miques, son­dages d’opi­nion et en­quêtes mar­ke­ting ré­vèlent de pro­fondes muta­tions dans la structure des reve­nus et du patri­moine de nos voisins comme dans leur attitude face à l’argent.