Les 40 heures pour l’emploi ?
L’accord signé chez Siemens en juin 2004 a relancé outre-Rhin le débat sur la durée du temps de travail. L’accord est historique : les 4 000 salariés de deux sites avaient accepté de travailler 40 heures par semaine sans compensation salariale –en contrepartie d’une garantie de l’emploi ; la direc...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/rea, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Regards sur l’économie allemande
2009
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | L’accord signé chez Siemens en juin 2004 a relancé outre-Rhin le débat sur la durée du temps de travail. L’accord est historique : les 4 000 salariés de deux sites avaient accepté de travailler 40 heures par semaine sans compensation salariale –en contrepartie d’une garantie de l’emploi ; la direction voulait délocaliser la production en Hongrie. Un camouflet de plus pour le syndicat IG Metall qui avait imposé les 35 heures dans la métallurgie ouest-allemande à partir de 1984, mais avait échoué dans sa tentative de les étendre à l’est en 2002 ? Les prémisses du déclin d’un syndicat autrefois puissant et qui aborde cet automne des négociations salariales difficiles dans son fief : Volkswagen ? La fin du modèle allemand de la négociation collective de branche, comme semble l’indiquer la multiplication des accords d’entreprise conclus chez DaimlerChrysler et tant d’autres ? Ou un mouvement plus général de hausse du temps de travail dans un pays que, au milieu des années 1990, le chancelier Kohl taxait de gigantesque « parc de loisirs » ? Le fait est que, aujourd’hui, les coûts salariaux les plus élevés d’Europe ne sont plus guère compatibles avec un volume d’heures effectivement travaillées parmi les plus faibles d’Europe (1 440). La compétitivité des entreprises s’en ressent – surtout dans une industrie fortement internationalisée qui est le seul véritable moteur de croissance de l’Allemagne. |
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