Une politique énergétique entre compétitivité et environnement
Depuis quelques années, les prix de l’électricité et du gaz n’ont cessé d’augmenter outre-Rhin. La hausse du coût des matières premières n’est pas seule en cause. Industriels et particuliers subissent les conséquences d’une libéralisation inachevée et de choix radicaux en matière d’approvisionnement...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rea, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Regards sur l’économie allemande
2008
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Depuis quelques années, les prix de l’électricité et du gaz n’ont cessé d’augmenter outre-Rhin. La hausse du coût des matières premières n’est pas seule en cause. Industriels et particuliers subissent les conséquences d’une libéralisation inachevée et de choix radicaux en matière d’approvisionnement en énergie. Peuvent-ils en retour se flatter de performances écologiques supérieures ? A voir. La lutte contre le changement climatique est grevée de lourdes hypothèques dues tant au calendrier d’abandon du nucléaire qu’aux modalités de financement des énergies renouvelables. Elle pèse de surcroît indirectement sur la sécurité de l’approvisionnement, dans un contexte d’incertitude peu favorable aux investissements. Après avoir ouvert son premier mandat sous le signe de la « sortie du nucléaire », le gouvernement SPD/Verts de Gerhard Schröder vient d’opérer un revirement. Il cherche maintenant à éviter le triple écueil d’une moindre performance environnementale, de prix élevés et de risques accrus de rupture d’approvisionnement. C’est l’objectif de la nouvelle loi sur l’énergie adoptée le 17 juin et qui instaure une véritable régulation des secteurs électrique et gazier libéralisés il y a 7 ans. Toute politique énergétique est tiraillée entre trois impératifs : la sécurité d’approvisionnement (Versorgungssicherheit), la viabilité économique (Wirtschaftlichkeit) et le respect de l’environnement (Umweltverträglichkeit). Pour avoir voulu concilier tous ces objectifs, l’Allemagne court le risque de n’en satisfaire aucun ; mais il se pourrait aussi qu’elle parvienne à un compromis optimal. A cet égard, la mise en œuvre de la loi du 17 juin et l’évolution du contexte international seront décisives. Mais une chose est d’ores et déjà certaine : d’ici 20 ans, le paysage énergétique allemand sera profondément différent. |
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