Chine, Inde, Brésil : les choix des entreprises allemandes

Plus personne ne conteste l’ascension de la Chine, de l’Inde et du Brésil parmi les puissances économiques. Pourtant, l’Allemagne, championne mondiale à l’export, joue pour l’instant essentiellement la carte chinoise. Les chiffres sont parlants : tandis que les échanges germano-chinois se sont élevé...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rea,
Autor Principal: Gabel, Markus
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Regards sur l’économie allemande 2008
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Plus personne ne conteste l’ascension de la Chine, de l’Inde et du Brésil parmi les puissances économiques. Pourtant, l’Allemagne, championne mondiale à l’export, joue pour l’instant essentiellement la carte chinoise. Les chiffres sont parlants : tandis que les échanges germano-chinois se sont élevés à près de 44 milliards € en 2003, ceux avec le Brésil n’ont pas atteint 8 mil­liards ; avec l’Inde, ils ont tout juste dépassé les 5 milliards. Ces chiffres tra­duisent une ap­proche très différente de ces trois pays : la Chine est un marché prioritaire pour les grandes entreprises et le devient pour le Mittelstand, car contrairement aux deux autres pays, elle est perçue à la fois comme un site de production et, du fait de la taille comme du pouvoir d’achat de son mar­ché intérieur, comme un débouché incontournable pour le made in Germany. La liste des firmes pré­sentes se lit ainsi comme le who’s who de l’éco­nomie allemande. Et la Chine est aujourd’hui le premier partenaire économique allemand en Asie – devant le Japon. Depuis son arrivée au pouvoir en 1998, le chan­celier Schröder a déjà vi­sité la Chine à six reprises.