Siemens AG : de l’innovation à la performance globale

Le 27 janvier 2005, Klaus Kleinfeld (47 ans) succédait à Heinrich von Pierer à la tête du directoire de Siemens AG. Modernisé en profondeur durant la décennie écou­lée, le groupe, un des leaders mondiaux de l’électrotechnique, est aujour­d’hui rentable : en 2004, le résultat bé­néficiaire s’élevait...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rea,
Auteurs principaux: Bourgeois, Isabelle, Guiot, Caroline
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Regards sur l’économie allemande 2008
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Le 27 janvier 2005, Klaus Kleinfeld (47 ans) succédait à Heinrich von Pierer à la tête du directoire de Siemens AG. Modernisé en profondeur durant la décennie écou­lée, le groupe, un des leaders mondiaux de l’électrotechnique, est aujour­d’hui rentable : en 2004, le résultat bé­néficiaire s’élevait à 3 milliards €, soit une aug­mentation de 23 % en un an (déduction faite de la variation du péri­mètre après la revente d’Infineon). La même année, le groupe remportait le prix « best brands 2004 », décerné par la fédération allemande des marques en co­opéra­tion avec divers médias et entre­prises, pour sa stratégie de management par la marque. Ces réalités démentent l’image d’une entreprise affai­blie et vieillissante telle qu’elle a pu resurgir l’an dernier à propos de difficultés ponctuelles rencon­trées dans quelques segments ou marchés. Le nou­veau – et jeune – président du directoire, que la presse fran­çaise pré­sente comme « amé­ri­canisé » parce qu’il dirigeait depuis 2002 la division USA de Siemens et qu’il avait contribué auparavant à dévelop­per la stratégie de management compétitif du groupe, est en réalité le pur pro­duit du recrutement en interne et de la pol­itique de qualifica­tion des res­sources humaines du groupe. Préparé étape après étape à intégrer l’équipe dirigeante, il a été élu avec pour mission expresse de pour­suivre l’œuvre de modernisation de son prédéces­seur, au­jourd’hui à la tête du conseil de sur­veillance.