Comment l’intelligence vient aux PME allemandes
Dans son Contrat de coalition conclu le 11 novembre 2005, le nouveau gouvernement fédéral s’est engagé à respecter l’objectif européen, fixé dans le cadre de la Stratégie de Lisbonne, de porter à 3 % du PIB en 2010 les dépenses de R&D. La hausse envisagée n’est à première vue pas irréaliste : en...
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Regards sur l’économie allemande
2009
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dans son Contrat de coalition conclu le 11 novembre 2005, le nouveau gouvernement fédéral s’est engagé à respecter l’objectif européen, fixé dans le cadre de la Stratégie de Lisbonne, de porter à 3 % du PIB en 2010 les dépenses de R&D. La hausse envisagée n’est à première vue pas irréaliste : en 2003, cette part était de 2,55 %. L’essentiel de cet effort est fourni par le secteur privé qui, traditionnellement, contribue outre-Rhin à hauteur des deux tiers à la R&D. Or après une décennie particulièrement dynamique, la progression de la R&D industrielle tend à perdre en vigueur depuis 2000. Non pas tant que les entreprises allemandes ralentissent leurs activités en la matière, mais parce que le contexte mondial dans lequel elles agissent a sensiblement évolué : d’autres régions ou Etats connaissent une forte progression de la R&D privée depuis cette date, comme la France ou la Grande-Bretagne. S’y ajoute, pour l’Allemagne, une (trop) forte concentration des activités de R&D dans une seule branche : l’automobile, et l’amorce d’un recul du nombre de PME innovantes. Ce constat avait incité le gouvernement Schröder sortant à faire de la politique d’innovation une priorité. Et à comprendre l’innovation au sens le plus large. Si les hautes technologies sont vitales pour l’économie industrielle, l’économie de la connaissance requiert aujourd’hui des compétences nouvelles ; des compétences permettant d’optimiser la ressource-clef qu’est le savoir. Or outre-Rhin, ce sont les PME qui, en grande partie, détiennent et dispensent le savoir. Elles sont donc au cœur d’une politique de compétitivité globale qui décline certes le volet PME de la Stratégie de Lisbonne, mais qui va bien au-delà, puisqu’elle fait partie intégrante de la politique générale, tant économique que sociale, dont l’objectif premier est d’améliorer le cadre réservé aux activités – ce qui inclut aussi une révision en profondeur du système de formation. Le gouvernement Merkel poursuivra cette politique qui vise ni plus ni moins à promouvoir et diffuser dans l’ensemble de la société une véritable culture de l’innovation. Le rôle-clef y est dévolu à ce Mittelstand qui dispense à quelque 80 % des Allemands qualification professionnelle et identité sociale. C’est de son intelligence économique que dépend la compétitivité future de l’Allemagne. |
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