Sanctionner les crimes et délits sexuels dans l’Église catholique en France : une première approche (1950-2020)
La sanction des crimes et délits sexuels commis par des clercs catholiques a connu des transformations depuis les années 1950. Jusqu’aux années 1990, l’usage fort limité des peines canoniques au profit de mesures administratives à caractère punitif est justifié au nom de la conversion du pécheur et...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/rdr, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Revue du droit des religions
2023
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | La sanction des crimes et délits sexuels commis par des clercs catholiques a connu des transformations depuis les années 1950. Jusqu’aux années 1990, l’usage fort limité des peines canoniques au profit de mesures administratives à caractère punitif est justifié au nom de la conversion du pécheur et de l’évitement du scandale. Depuis la fin des années 2000, et surtout les années 2010, l’utilisation explicite des sanctions canoniques, judiciaires ou administratives, croît fortement, au nom de l’exercice de la justice. Cette évolution a été imposée aux autorités catholiques par la pression sociale et étatique largement relayée par une politique du Saint-Siège visant à poursuivre et punir les clercs délinquants. Elle n’est pas sans effets sur la manière dont l’Église articule son ordre juridique à celui de l’État, ni sur les relations entre ordinaires et clercs. |
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