De la boucherie et du sacrifice : le cas de l’islam
Dans le monde islamique, la viande, notamment celle issue des animaux d’élevage, est l’aliment rituel par excellence. C’est la raison même de l’obligation de ne se nourrir que de la chair de victimes d’une mort instituée, condition indispensable qui permet de séparer une viande bénéfique de viandes...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/rdr, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue du droit des religions
2021
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Dans le monde islamique, la viande, notamment celle issue des animaux d’élevage, est l’aliment rituel par excellence. C’est la raison même de l’obligation de ne se nourrir que de la chair de victimes d’une mort instituée, condition indispensable qui permet de séparer une viande bénéfique de viandes néfastes. Une chair licite est ainsi plus que le résultat d’une taxinomie des espèces, elle doit être de surcroît « appropriée » par la collectivité. C’est dans ce sens que l’immolation rituelle propre à la boucherie ne se distingue en rien du sacrifice et constitue une dénégation du meurtre : donner la mort selon la Loi c’est ne pas tuer. |
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