De la réformabilité des normes islamiques au Maroc. La question de l’héritage

Le dispositif normatif régissant l’héritage dans les pays musulmans est-il réformable ? La question met en jeu la normativité religieuse/fiqhiste dans un cadre juridique positiviste. La norme religieuse/fiqhiste, sécularisée dans sa forme (positivisation) est sécularisable dans son contenu par la ré...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/rdr,
Autore principale: Mouaqit, Mohammed
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Revue du droit des religions 2020
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le dispositif normatif régissant l’héritage dans les pays musulmans est-il réformable ? La question met en jeu la normativité religieuse/fiqhiste dans un cadre juridique positiviste. La norme religieuse/fiqhiste, sécularisée dans sa forme (positivisation) est sécularisable dans son contenu par la réforme. Au Maroc, la réformabilité de l’héritage est favorisée par les pratiques sociales de contournement de la norme qui reflètent une tendance à la non-discrimination entre héritiers. Ces pratiques fragilisent socialement, mais non dogmatiquement, la norme. La pensée fiqhiste qui privilégie la finalité de la norme contre sa littéralité tente d’atténuer cette dogmaticité. En définitive, la réformabilité de l’héritage met en cause la capacité du politique à traduire sa « logique » de primauté sur le religieux.