La formation linguistique bénévole dans la politique d’intégration
Dans le cadre de la politique d’intégration, l’État français impose aux étrangers l’apprentissage de la langue nationale, et met en place des formations gratuites. L’encadrement serré de celles assurées par des formateurs professionnels au sein des marchés publics de l’Office français de l’immigrati...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/rdlc, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Recherches en didactique des langues et des cultures
2023
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Dans le cadre de la politique d’intégration, l’État français impose aux étrangers l’apprentissage de la langue nationale, et met en place des formations gratuites. L’encadrement serré de celles assurées par des formateurs professionnels au sein des marchés publics de l’Office français de l’immigration et de l’intégration a fait l’objet de recherches récentes (Mercier, 2020; Vadot, 2022). Mais le rôle des bénévoles dans cette politique reste peu étudié. A partir d’une enquête ethnographique menée dans une association et auprès d’agents de préfecture, cet article analyse les conséquences du système de subvention (l’appel à projets) sur les pratiques de formation. Malgré certaines adaptations, voire résistances, le travail bénévole est largement contraint par les prescriptions des pouvoirs publics, et l’obligation d’apprendre le français. En particulier, les petites associations apparaissent comme lieu de relégation des personnes peu ou pas scolarisées, prises dans une « trappe de l’analphabétisme. » |
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