Matérialisme et scepticisme chez Diderot
En bon rationaliste, Diderot ne peut que rejeter le scepticisme d’École ou de système, comme étant étranger à la raison (article PHILOSOPHIE PYRRHONIENNE). Cependant il a aussi reconnu tout au long de sa vie, dans le scepticisme des « idéalistes » berkleyens, un défi que ne peuvent relever la philos...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2007
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | En bon rationaliste, Diderot ne peut que rejeter le scepticisme d’École ou de système, comme étant étranger à la raison (article PHILOSOPHIE PYRRHONIENNE). Cependant il a aussi reconnu tout au long de sa vie, dans le scepticisme des « idéalistes » berkleyens, un défi que ne peuvent relever la philosophie rationnelle ni le matérialisme d’un d’Holbach. La pensée philosophique spéculative, non celle qui cherche à se régler sur les sciences positives, ne serait-elle pas intrinsèquement pathologique, à l’image de la folie des sceptiques « idéalistes » ? Le « clavecin sensible » n’en vient-il pas, lui aussi, à délirer ? Il est ici fait l’hypothèse que Diderot a voulu assumer pleinement cette dimension délirante de la pensée philosophique y compris dans l’expression de son matérialisme. Il apparaît alors que le « matérialisme » de Diderot pris dans une atmosphère sceptique, cherche moins à affirmer des thèses qu’à élargir les facultés de l’esprit pour les rendre aptes à s’ouvrir à l’immensité des possibles d’une nature « perpétuellement à l’ouvrage ». |
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