Une économie du fantôme : la modélisation du modèle dans la section Sculpture du Salon de 1765

La section Sculpture du Salon de 1765 s’ouvre par un prélude déconcertant, accumulant une série de disjonctions sous une forme apparemment digressive. On propose de lire ce texte comme la mise en place d’une économie du fantôme permettant à Diderot de modéliser ce qu’il entend par modèle. L’économie...

Celý popis

Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/rde,
Hlavní autor: Lojkine, Stéphane
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 2025
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:La section Sculpture du Salon de 1765 s’ouvre par un prélude déconcertant, accumulant une série de disjonctions sous une forme apparemment digressive. On propose de lire ce texte comme la mise en place d’une économie du fantôme permettant à Diderot de modéliser ce qu’il entend par modèle. L’économie du fantôme peut se décomposer en trois temps : disjonction, spectralisation, coalescence. La sculpture se prête particulièrement bien à l’analyse de ce processus, car elle n’a pas le même rapport à la matière que la peinture. A cause de ce rapport, pour le sculpteur, la fabrication du modèle est un préalable matériel et obligé. On comprend alors que le fantôme est la forme que prend ce rapport spécifique, dans la création, à la matière. Et on découvre le substrat éminemment sexuel de ce rapport.