Diderot face à « l’usage du théâtre »
L’invention du drame par Diderot implique une critique du théâtre existant. Celui-ci est condamné, non parce qu’il s’écarte du naturel, mais parce qu’il le censure. Ainsi l’émotion et le corps sensibles sont interdits sur scène, laissant la place au seul corps-machine de comédiens « de bois ». D’aut...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2024
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L’invention du drame par Diderot implique une critique du théâtre existant. Celui-ci est condamné, non parce qu’il s’écarte du naturel, mais parce qu’il le censure. Ainsi l’émotion et le corps sensibles sont interdits sur scène, laissant la place au seul corps-machine de comédiens « de bois ». D’autre part l’exiguïté des théâtres interdit que l’on montre des actions simultanées qui seules peuvent porter l’effet du spectacle à son comble. Il y a là un irréalisme du spectacle théâtral qui fait son invraisemblance et contrevient aux deux fondements de la poétique selon Diderot en ces année 50 : l’illusion et l’identification du spectateur aux personnages victimes. Enfin, outre qu’ils produisent des spectacles sans effet sur leurs spectateurs, les codes alors en vigueur de l’écriture et de la représentation dramatiques constituent autant de préjugés et la théorie du nouveau théâtre, en les critiquant au nom de la nature et de la raison, participe du combat des Lumières. |
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