De La Mettrie à Sénèque : la politique de la « parole du fond du tombeau » dans l’Essai sur la vie de Sénèque de Diderot
Dans l’Essai sur la vie de Sénèque Diderot, une phrase célèbre affirme : « On ne pense, on ne parle avec force que du fond de son tombeau : c’est là qu’il faut se placer, c’est de là qu’il faut s’adresser aux hommes. » Cette citation suit un passage critiquant vivement l’Anti-Sénèque de La Mettrie,...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2024
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dans l’Essai sur la vie de Sénèque Diderot, une phrase célèbre affirme : « On ne pense, on ne parle avec force que du fond de son tombeau : c’est là qu’il faut se placer, c’est de là qu’il faut s’adresser aux hommes. » Cette citation suit un passage critiquant vivement l’Anti-Sénèque de La Mettrie, présenté comme un philosophe corrompu, par opposition avec l’idéal du philosophe bravant la mort représenté par Sénèque ou par Diogène, qui affrontent « avec force » le pouvoir souverain. Cet article propose d’analyser le concept de « parole du fond du tombeau » dans le cadre du projet apologétique de l’Essai. En esquissant deux modèles distincts du philosophe dans l’arène politique, Diderot crée une communauté imaginaire autour de la figure de Sénèque qui prononce « la parole du fond de son tombeau », engageant ainsi les lecteurs et sa propre postérité. Diderot lui-même, en filigrane, se projette parlant du fond de son propre tombeau. |
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