Diderot méthodologue : les enjeux politiques d’une réception scientifique
Jusqu’au positivisme, les Pensées sur l’interprétation de la nature (1753) furent une référence importante dans le domaine de l’observation scientifique. Cité par la plupart des traités méthodologiques sur l’observation parus en médecine ou en histoire naturelle, l’ouvrage s’y résume souvent à la pen...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2022
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Jusqu’au positivisme, les Pensées sur l’interprétation de la nature (1753) furent une référence importante dans le domaine de l’observation scientifique. Cité par la plupart des traités méthodologiques sur l’observation parus en médecine ou en histoire naturelle, l’ouvrage s’y résume souvent à la pensée XV et aux pensées XXX-XXXII. La première, défendant une démarche rigoureuse et une répartition du travail d’investigation, fut appréciée par un courant méthodologique inspiré de Bacon, qui trouva des applications politiques chez les républicains et les socialistes. La seconde série de pensées, plus favorable à l’intuition et au génie, est citée par des penseurs souvent plus conservateurs, faisant primer le talent sur le nivellement de la méthode. La réception scientifique de l’ouvrage de Diderot révèle donc le caractère profondément politique de la méthodologie qui, en arbitrant entre le talent et la méthode, implique une conception de l’égalité intellectuelle. |
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