Diderot et les frères Le Gall : Jules François (1705-1792) le joueur d’échecs et Claude François (c.1697-1767) le sourd-muet

On aurait pu croire, depuis le temps qu’on en parle et qu’on en disserte, que les joueurs d’échecs célèbres que Diderot cite dans ses ouvrages et dans sa correspondance étaient aujourd’hui parfaitement identifiés. Si c’était effectivement le cas pour Philidor, il n’en était rien pour le « marquis de...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/rde,
Hovedforfatter: Launay, Françoise
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 2021
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:On aurait pu croire, depuis le temps qu’on en parle et qu’on en disserte, que les joueurs d’échecs célèbres que Diderot cite dans ses ouvrages et dans sa correspondance étaient aujourd’hui parfaitement identifiés. Si c’était effectivement le cas pour Philidor, il n’en était rien pour le « marquis de Legal » sur qui nous avons enquêté. Certes l’erreur n’était pas trop grande, puisque si ce n’était celui que l’on croyait jusqu’à maintenant, c’était donc son frère, celui-là seul qui signait « Le Gall de Kermur », donc le cadet Jules François de Le Gall. Mais ce qui avait complètement échappé à l’attention jusqu’à maintenant, c’est que l’aîné des quatre frères Le Gall, Claude François, était sourd-muet de naissance. Comment ne pas être alors tenté de l’identifier à celui qui regardait jouer Diderot en lui faisant des signes d’intelligence ?