De la vérité comme adæquatio à la vérité comme processus dans la philosophie de Diderot

Selon le Crétois Epiménide (VIIe siècle av J.-C.), dont le célèbre paradoxe ne sera rationnellement réfuté qu’à partir du XIVe siècle, la vérité est une révélation divine, que l’on « possède » (aletheia). À sa suite, la philosophie occidentale (Aristote, Saint Thomas) tend à la présenter comme corre...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/rde,
מחבר ראשי: Quintili, Paolo
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 2006
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Selon le Crétois Epiménide (VIIe siècle av J.-C.), dont le célèbre paradoxe ne sera rationnellement réfuté qu’à partir du XIVe siècle, la vérité est une révélation divine, que l’on « possède » (aletheia). À sa suite, la philosophie occidentale (Aristote, Saint Thomas) tend à la présenter comme correspondance, adæquatio entre la chose et l’esprit. Alors que les modernes (Descartes, Leibniz) renversent cette relation substantialiste en une conception plus fonctionnaliste, Diderot, dans le même esprit, va plus loin. Il défend la position selon laquelle la vérité se réalise dans un processus diachronique de construction du sens. L’analyse de l’Interprétation de la nature, puis l’étude des occurrences de vérité et vrai dans Le Neveu de Rameau, permettent d’étayer et de préciser ce point de vue original et fécond.