Diderot et l’hiéroglyphe musical

Par la notion d’hiéroglyphe, Diderot cherche à démontrer que dans l’audition de la poésie et de la musique est en jeu une indication schématique qui, comme dans le cas de l’esquisse, favorise la production d’images. Le plaisir est généré dans le mécanisme de reconnaissance d’une représentation idéog...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rde,
Autor Principal: Arbo, Alessandro
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 2006
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Par la notion d’hiéroglyphe, Diderot cherche à démontrer que dans l’audition de la poésie et de la musique est en jeu une indication schématique qui, comme dans le cas de l’esquisse, favorise la production d’images. Le plaisir est généré dans le mécanisme de reconnaissance d’une représentation idéogrammatique qui s’imprime dans la mémoire grâce aux rapports qu’elle instaure entre les sons. C’est à ce niveau que se stabilise l’unité de l’expérience et que la perception peut être entendue comme une totalité disposée à une projection de sens. L’hiéroglyphe musical, trace subtile et fugace, met en évidence l’intervention, dans l’organisation du donné sensible, d’un résidu intermédiaire qui se limite à suggérer. De fait, la croissance de l’expression s’accompagne d’une perte inévitable : un écart ou une dérive du sens, une insolubilité de la structure qui ouvre le son à une multiplicité de fonds.