Le goût de Diderot : une expérience du seuil
Le goût bascule au XVIIIe siècle d’une conception objective (le Beau universel) vers une conception subjective, appuyée sur une expérience esthétique intime. Le rapport de Diderot au goût, envisagé ici depuis l’article Beau de l’Encyclopédie jusqu’à l’Essai sur les règnes de Claude et de Néron, refl...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Publicat: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2015
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le goût bascule au XVIIIe siècle d’une conception objective (le Beau universel) vers une conception subjective, appuyée sur une expérience esthétique intime. Le rapport de Diderot au goût, envisagé ici depuis l’article Beau de l’Encyclopédie jusqu’à l’Essai sur les règnes de Claude et de Néron, reflète cette mutation tout en constituant une alternative au compromis kantien de la troisième Critique. Diderot suit d’abord Hutcheson ; il est ensuite influencé par le débat anglais (Pope et Hogarth), qui définit le goût comme expérience du seuil. Dans les Essais sur la peinture, le va-et-vient du goût et du dégoût, articulé aux expériences d’anamorphose, fait émerger au centre du dispositif l’œil et la vision de l’aveugle. Le goût n’est plus alors simplement ce qui juge ; il crée l’œuvre. Il devient le principe organisateur des Pensées détachées sur la peinture. L’enjeu n’est plus alors d’élaborer un traité d’esthétique : l’énergie créatrice du goût et du dégoût est destinée à être mobilisée comme révolte politique. |
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