Le musée imaginaire de Diderot

Cette étude est née de la curiosité suscitée par l’évocation, dans les Salons, de nombreuses œuvres d’art en marge des œuvres exposées, et que la mémoire visuelle des abonnés à la Correspondance littéraire, comme celle du lecteur moderne, devait convoquer. Lorsqu’il critique les œuvres de ses contem...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/rde,
Autor principal: Pavy-Guilbert, Élise
Formato: Article ou chapitre numérique
Publicado em: Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 2015
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Cette étude est née de la curiosité suscitée par l’évocation, dans les Salons, de nombreuses œuvres d’art en marge des œuvres exposées, et que la mémoire visuelle des abonnés à la Correspondance littéraire, comme celle du lecteur moderne, devait convoquer. Lorsqu’il critique les œuvres de ses contemporains, Diderot se réfère à des modèles, chefs-d’œuvre les plus célèbres des siècles passés. Que le philosophe soit dépendant de l’histoire de l’art, voilà qui est certain. Ce qu’il en est de l’orientation de son regard, sous l’angle de schèmes mémoriels, c’est là une question moins étudiée. Quelles sont les œuvres choisies pour développer l’univers imaginaire des Salons ? À quoi servent les analogies créées ? Qu’il y ait chez Diderot la volonté d’évaluer l’art de son temps au prisme d’un « musée imaginaire », qu’il assume ce dédoublement entre exposition réelle et confrontations inventées, que ce soit là même que se joue le sens de sa critique, c’est ce que nous souhaiterions prouver.