Diderot et Greuze : questions sur L’Accordée de village *

À la fin de 1761 le tableau de Greuze connu sous le titre de L’Accordée de village (ce qui n’est pas son titre d’origine), œuvre très attendue par les visiteurs du Salon du Louvre, suscite un engouement dont Diderot témoigne pour la Correspondance littéraire de son ami Grimm. L’objet de notre étude...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rde,
Autor principal: Ehrard, Antoinette et Jean
Formato: Article ou chapitre numérique
Publicado: Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 2014
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:À la fin de 1761 le tableau de Greuze connu sous le titre de L’Accordée de village (ce qui n’est pas son titre d’origine), œuvre très attendue par les visiteurs du Salon du Louvre, suscite un engouement dont Diderot témoigne pour la Correspondance littéraire de son ami Grimm. L’objet de notre étude du Salon de 1761 (DPV XIII), étude menée en parallèle avec un examen attentif du tableau conservé au Louvre, a été de vérifier sur un exemple précis l’efficacité de la critique d’art de Diderot, et aussi de comprendre les raisons de son enthousiasme. Posant à la toile de Greuze les questions même que le critique lui adresse, notamment sur sa composition, nous nous sommes interrogés sur son titre et son sujet, sur le moment et le lieu de l’action représentée, enfin sur le personnage principal. Nous pensons avoir ainsi mis en évidence la cohérence et la précision du commentaire de Diderot. Surtout, nous avons voulu dégager l’idée principale que le critique découvre dans une œuvre qui le touche profondément, au plus intime de sa sensibilité, et pas seulement pour des qualités formelles ; d’où nos réflexions sur la place du thème de la paternité dans la pensée de Diderot et dans celle des Lumières.