Le théâtre déstabilisé. Diderot et la critique de Rousseau

La question de la cohérence de l’oeuvre et de la pensée de Diderot est souvent posée dès lors qu’on aborde le champ du théâtre et de la morale. S’il est sans doute caricatural de voir en lui un auteur qui se contredit, des dissonances se font entendre distinctement entre sa théorie du théâtre, ses p...

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Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/rde,
Glavni autor: Frantz, Pierre
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 2013
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:La question de la cohérence de l’oeuvre et de la pensée de Diderot est souvent posée dès lors qu’on aborde le champ du théâtre et de la morale. S’il est sans doute caricatural de voir en lui un auteur qui se contredit, des dissonances se font entendre distinctement entre sa théorie du théâtre, ses pièces dans les années 1757-1758 et, d’autre part, ses écrits plus tardifs, le Salon de 1767, Paradoxe sur le comédien. Est-il bon ? Est-il méchant ? Elles concernent le coeur même de la théorie morale du théâtre et interrogent les notions de pathétique ou de pitié, centrales dans le projet de Diderot et même dans celui des Lumières (chez Lessing, Mercier, Marmontel ou Beaumarchais). Sans renoncer pour autant à l’espoir d’une efficacité sensible et morale du théâtre, Diderot en rabat de moitié sur sa portée, repense son esthétique et y introduit la distance. C’est au choc provoqué par la Lettre à d’Alembert et par la critique virulente de Rousseau qu’il faut attribuer cet approfondissement décisif de la pensée du théâtre chez Diderot. Son esthétique est alors cohérente avec son art et sa pensée morale, telle que nous la lisons de La Religieuse à l’Essai sur les règnes de Claude et de Néron