Rousseau dans le dialogue de sourds
La Lettre sur les Sourds et Muets n’est pas un décalque de la Lettre sur les Aveugles : si le programme de son titre avait été rempli, Diderot aurait peut-être à nouveau tâté de la prison. De son côté, son visiteur du château de Vincennes, Jean-Jacques Rousseau, s’est exprimé au sujet d’une certaine...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2011
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La Lettre sur les Sourds et Muets n’est pas un décalque de la Lettre sur les Aveugles : si le programme de son titre avait été rempli, Diderot aurait peut-être à nouveau tâté de la prison. De son côté, son visiteur du château de Vincennes, Jean-Jacques Rousseau, s’est exprimé au sujet d’une certaine catégorie de surdité. Précisément, la disposition d’esprit divergente de Rousseau le conduisait à comprendre le sujet à partir de prémisses différentes de celles d’un matérialiste. Le recours à la figure du sourd chez Rousseau s’écarte considérablement de l’Aveugle diderotien. En partant des allusions de l’Encyclopédie aux pionniers de la logopédie pour sourds Amman et Pereire, et des allusions à Pereire de l’Addition à la Lettre sur les Sourds et Muets et du début de l’Essai sur l’origine des langues, l’étude met en évidence l’originalité propre de Rousseau, chez qui se distingue notamment (Émile) une prééminence du sens figuré. |
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