Remarques sur la peinture dans la Lettre sur les sourds et muets
Dans la LSM, Diderot, qui réfléchit à la peinture, la considère en tant qu’art d’imitation et l’un des beaux-arts, notion récemment élaborée par Batteux et adoptée dans l’Encyclopédie. Les remarques sur la peinture prennent place dans une théorie de la formation de la langue composée de trois stades...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2011
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Dans la LSM, Diderot, qui réfléchit à la peinture, la considère en tant qu’art d’imitation et l’un des beaux-arts, notion récemment élaborée par Batteux et adoptée dans l’Encyclopédie. Les remarques sur la peinture prennent place dans une théorie de la formation de la langue composée de trois stades dont le troisième est celui de la poésie, marquée par l’apparition du hiéroglyphe. En essayant de définir le hiéroglyphe, Diderot évoque un lien subtil qui ne serait pas perçu de tous. Bien que la vue joue un rôle fondamental dans la formation de la langue, elle n’est pas le sens qui émeut le plus : le hiéroglyphe pictural compenserait-il ce déficit ? Un exemple, celui d’une femme mourante, est si composite et si artificiel qu’on peut se demander quel en est vraiment le statut. Un autre, celui d’un chêne près d’une chaumière, donne peut-être une idée du hiéroglyphe pictural : dans les Essais sur la peinture, Diderot le reprend, et insiste notamment sur le « fil délié » de l’« affinité des idées ». Par cet exemple, Diderot s’achemine vers l’idée d’un paysage pastoral pathétique. |
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