Airs, en terme de Manège. La fabrique des articles consacrés à l’art équestre dans l’Encyclopédie
L’art équestre occupe une place importante dans l’Europe des Lumières. Les académies enseignent aux jeunes nobles une équitation de dressage très savante, bien loin des exigences de la guerre. Le cheval achevé et l’académiste accompli y exécutent des airs de manège plus ou moins relevés. Parallèleme...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2009
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’art équestre occupe une place importante dans l’Europe des Lumières. Les académies enseignent aux jeunes nobles une équitation de dressage très savante, bien loin des exigences de la guerre. Le cheval achevé et l’académiste accompli y exécutent des airs de manège plus ou moins relevés. Parallèlement, la production des oeuvres équestres connaît un essor sans précédent dans la seconde moitié du xviiie siècle. L’Encyclopédie reflète cet essor et propose un corpus considérable, par ordre alphabétique, sur le cheval et son utilisation, et bien évidemment sur les airs de manège. Dans l’Encyclopédie l’article « AIRS, en terme de Manège » se trouve bien loin de l’article AIR et de ses entrées. Rien ne justifie cependant cette déconnection, si ce n’est le choix fait ici d’utiliser le pluriel. C’est que l’étymologie du terme est moins évidente qu’il n’y paraît. Entend-on par « airs » les attitudes ou les allures du cheval ? les mouvements que lui fait exécuter l’écuyer au-dessus du sol ? ou bien y a-t-il une analogie avec la musique et la danse ? L’article AIRS et ses renvois offre l’occasion d’explorer la place de l’art équestre proprement-dit dans l’Encyclopédie. Le bilan est très contrasté, la compilation l’emportant largement sur la création. Outre l’hétérogénéité de forme et de fond qui résulte des vicissitudes éditoriales, ce qui frappe bien souvent, c’est la prise en compte tardive des auteurs contemporains comme La Guérinière. La contribution de Bourgelat fait exception, de même que le recueil de planches publié en 1769. Le retard est finalement comblé dans la Méthodique, quoique l’hétérogénéité demeure. En revanche les trois planches publiées dans cette édition mettent en avant les principes qui seront suivis à Saumur au siècle suivant. |
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