Sur un air de Chimie dans l’Encyclopédie
L’article AIR de l’Encyclopédie passe pratiquement sous silence les récentes considérations chimiques sur l’air, pourtant tout à fait remarquables : les parties intégrantes de l’air sont totalement dépourvues de la propriété d’élasticité et sont soumises aux lois des affinités chimiques comme celles...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2009
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’article AIR de l’Encyclopédie passe pratiquement sous silence les récentes considérations chimiques sur l’air, pourtant tout à fait remarquables : les parties intégrantes de l’air sont totalement dépourvues de la propriété d’élasticité et sont soumises aux lois des affinités chimiques comme celles de toute autre substance. L’air doit alors, insiste Venel dans son article CHYMIE, être appréhendé de deux manières par le philosophe de la nature : comme une partie constitutive des corps dotée de propriétés chimiques et comme une masse dotée de propriétés physiques, ou encore comme fixé et comme en expansion. Cette double approche de l’air recouvre en fait pour Venel la distinction qu’il propose entre chimie et physique (ordinaire) quant à la taille de leurs objets d’étude, mais doit également servir à souligner à la fois la particularité et la grande pertinence de la démarche de la première qui peut, elle aussi, « prêter au génie ». La question de la nature de l’air, commune aux deux disciplines, offre alors une illustration de la manière dont la chimie peut corriger les « erreurs » qui ont, selon Venel, défiguré la physique. L’article EXPANSIBILITE de Turgot peut-être ainsi perçu comme une réécriture de AIR, suivant les apports de la chimie ; tout corps étant en effet un air en puissance. |
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