Écrans et fumées : Diderot maître de l’ambiguïté dans ses lettres à Mme d’Épinay
Les 25 lettres de Diderot à Mme d’Épinay (dans l’édition Roth-Varloot de sa Correspondance) ne sont pas représentatives de l’intense relation qui unit les deux écrivains, sauf « en creux ». En effet ce nombre restreint dit autant les brouilles, revers d’une extrême affection qui parfois compromit la...
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| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2010
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Les 25 lettres de Diderot à Mme d’Épinay (dans l’édition Roth-Varloot de sa Correspondance) ne sont pas représentatives de l’intense relation qui unit les deux écrivains, sauf « en creux ». En effet ce nombre restreint dit autant les brouilles, revers d’une extrême affection qui parfois compromit la relation à Sophie Volland, que la très grande familiarité qui souda les deux collaborateurs de la Correspondance littéraire, au point de leur épargner de s’écrire. Cette étude pose les jalons d’une relation complexe qu’il conviendrait d’approfondir par celle des chantiers littéraires travaillés de concert. Nous en avons retenu trois périodes, celle d’une amitié idyllique sur fond de séduction (1760-1761), au cours de laquelle Diderot se laisse happer par le couple Louise d’Epinay/Grimm pour vivre selon les lois d’un quasi trio amoureux. Puis celle, plus conflictuelle, qui le livre aux querelles des deux groupes rivaux du Grandval et de la Chevrette (plus tard La Briche), au cours de laquelle ses talents de médiateur échouent à instaurer la paix, mais où la relation « professionnelle » trouve son rythme de croisière (1762-1773). Enfin celle du voyage en Russie (1773-1774), qui féconde à nouveau la veine épistolaire, cette fois par l’éloignement et la vision pathétique d’une carrière qui pourrait toucher à sa fin. Les lettres se ressentent de cette urgence, marquées par une rhétorique de la réconciliation qui tend à estomper les frontières séparant les différents destinataires, notamment Sophie et la marquise, dépositaires par anticipation de la figure de la postérité. |
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