Le stoïcisme révolutionnaire de Diderot dans l’Essai sur Sénèque par rapport à la Contribution à l’Histoire des deux Indes.

La pensée philosophique du dernier Diderot se développe sur un double axe conceptuel : la politique et la physiologie. Si l’intérêt pour une anthropologie fondée sur la médecine et non sur la métaphysique s’accroît à mesure des lectures scientifiques du vieux philosophe, ses idées sur la politique e...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/rde,
Glavni avtor: Quintili, Paolo
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 2009
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:La pensée philosophique du dernier Diderot se développe sur un double axe conceptuel : la politique et la physiologie. Si l’intérêt pour une anthropologie fondée sur la médecine et non sur la métaphysique s’accroît à mesure des lectures scientifiques du vieux philosophe, ses idées sur la politique et la constitution civile, après le voyage en Russie se radicalisent et prennent une tournure anti-tyrannique. Les deux rédactions de l’Essai sur Sénèque (1778, 1782) et les transformations qu’opère Diderot sur les traductions de Sénèque témoignent de son intention secrète d’attaquer toute forme d’autorité ou de puissance despotique qui « lèse » les droits de la société. Au concept classique de « lèse-majesté » Diderot oppose les notions de « violation des droits de l’homme » et de « résistance des sujets. Cette intention anti-despotique reste cachée dans l’Essai. Dans la Contribution à l’Histoire des deux Indes la transformation de l’élitisme stoïcien en philosophie ouvertement anti-despotique s’accomplit sous la signature de Raynal. Diderot s’y exprime de façon explicite contre le « droit naturel de commander » aux hommes et étend le domaine d’application des principes de la philosophie stoïcienne à l’universalité du genre humain. C’est là une des origines de la réutilisation moderne de la pensée romaine qui aura tant de succès parmi les révolutionnaires de 1789.