Hybrides philosophiques : Quelques enjeux du dialogue matérialiste dans Le Rêve de D’Alembert et La Philosophie dans le boudoir
La comparaison entre les textes de Diderot et de Sade ne porte pas directement sur les thèses philosophiques : il s’agit plutôt d’en saisir les différences par le biais des modes de formation d’une “écriture matérialiste” qui prend appui sur la spécificité du dispositif dialogique, dont chaque auteu...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2010
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La comparaison entre les textes de Diderot et de Sade ne porte pas directement sur les thèses philosophiques : il s’agit plutôt d’en saisir les différences par le biais des modes de formation d’une “écriture matérialiste” qui prend appui sur la spécificité du dispositif dialogique, dont chaque auteur perçoit à sa manière l’efficace. Ce dispositif permet en effet de lier l’enjeu intellectuel de l’exposition d’une hétérodoxie à un processus d’hybridation des genres et des styles où se révèlent des stratégies contrastées d’inscription dans l’horizon d’attente du “livre interdit”. Concernant Diderot, la comparaison se propose de mettre en évidence une sorte de paradoxe : il semble que ce soit précisément parce que son matérialisme se dégage mieux du finalisme et assume avec plus d’audace l’idée de contingence qu’il donne lieu à une forme indécise, où l’hésitation générique révèle finalement l’ambiguïté du rapport de l’écrivain à la catégorie de “libertinage”, en tant qu’elle présente un danger du côté de la morale. Sade, à cet égard, accuse au contraire le lien entre matérialisme et immoralisme, lien qui est évidemment en raison directe de la “fureur athée” (A. Le Brun) qui gouverne son dialogue. |
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