Diderot, d’Holbach et l’Universal History dans la Correspondance

La contribution est axée sur l’analyse de quelques lettres adressées par Diderot à Sophie Volland au cours de l’automne 1760, lettres qui relatent les discussions dans le salon du baron d’Holbach au Grandval. En prenant en considération surtout la mention d’un volume de l’Histoire universelle dans l...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/rde,
מחבר ראשי: Goggi, Gianluigi
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 2010
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:La contribution est axée sur l’analyse de quelques lettres adressées par Diderot à Sophie Volland au cours de l’automne 1760, lettres qui relatent les discussions dans le salon du baron d’Holbach au Grandval. En prenant en considération surtout la mention d’un volume de l’Histoire universelle dans la lettre du 26 octobre 1760, la contribution montre que l’allusion ne concerne pas l’Essai sur les mœurs de Voltaire, comme on l’a cru jusqu’ici, mais An Universal History, une compilation historique anglaise, dont, à partir de 1759, commencent à paraître les premiers tomes de la “Partie Moderne” (The Modern Part). C’est bien du tome V de cette partie de l’ouvrage qu’est tiré l’épisode de l’histoire persane sur lequel s’arrête l’attention de Diderot dans la lettre du 28 octobre. L’identification est confirmée par la présence dans la bibliothèque du baron d’un exemplaire de la contrefaçon irlandaise de l’ouvrage, contrefaçon qui reproduit fidèlement l’édition originale de Londres. À la lumière de cette trouvaille, on reprend en considération l’étude qu’en 1968 J. Lough a consacrée à l’Universal History comme source des articles d’histoire des religions écrits par le baron d’Holbach pour l’Encyclopédie et on vise à en appuyer et à en confirmer certains résultats. La contribution éclaire la façon dont d’Holbach et son ami Diderot travaillent sur l’information tirée d’une compilation historique comme l’Universal History, cette même compilation qui va devenir, quelques années plus tard, la source privilégiée des premiers livres de l’Histoire des deux Indes de l’abbé Raynal.