Géométrie et métaphysique dans la Lettre sur les aveugles de Diderot
Diderot mentionne explicitement, dans la Lettre sur les aveugles, l’articulation de la géométrie et de la métaphysique, à propos de l’abstraction des qualités sensibles. Il nous semble que, pour mieux apprécier cette discussion, il faut d’abord restituer au dialogue engagé avec Descartes toute l’amp...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/rde, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
2006
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Diderot mentionne explicitement, dans la Lettre sur les aveugles, l’articulation de la géométrie et de la métaphysique, à propos de l’abstraction des qualités sensibles. Il nous semble que, pour mieux apprécier cette discussion, il faut d’abord restituer au dialogue engagé avec Descartes toute l’ampleur que lui donne Diderot dans le texte de 1749 : on ne doit donc pas se contenter de lire, dans les passages de la Lettre consacrés à la Dioptrique, une critique de la géométrisation du sensible — en particulier, il revient à Descartes lui-même d’avoir décrit le modèle sémantique de la perception dont les philosophes des Lumières exploitent les diverses possibilités. Toutefois, après Locke et Voltaire, Diderot introduit dans la perception une dimension génétique qui se substitue au codage naturel des modifications du corps dans le sentiment, tel que défini chez Descartes. Mais l’expérience sédimentée qui est ainsi requise pour interpréter les signes sensibles conduit à dissocier le déchiffrement dont l’homme est capable et les principes ultimes des choses, qu’il ne peut atteindre, et qui ne se manifestent qu’à travers le codage de l’impression dans le sentiment. Il faut alors conformer nos idées les plus purement intellectuelles aux conditions de l’expérience et conclure, par exemple, que la matière peut penser. |
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