La technologie d’interface cerveau-ordinateur, un défi pour le droit du travail en Nouvelle-Zélande ?

Certaines publications dressent un portrait décourageant de l’avenir du travail. L’automatisation remplacerait assez rapidement les travailleurs du secteur industriel et des services, et l’intelligence artificielle évincerait les travailleurs du savoir du secteur public, tels que les enseignants, le...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/rdctss,
Autor principal: Upson, Peter
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Revue de droit comparé du travail et de la sécurité sociale 2021
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Certaines publications dressent un portrait décourageant de l’avenir du travail. L’automatisation remplacerait assez rapidement les travailleurs du secteur industriel et des services, et l’intelligence artificielle évincerait les travailleurs du savoir du secteur public, tels que les enseignants, les infirmières et les fonctionnaires. Les récentes annonces d’avancées technologiques ont contredit ce discours pessimiste. Neuralink a récemment mis en place un système de fils de polymère pouvant être implantés dans le cerveau, et ainsi contrôler certaines fonctions informatiques. Plutôt que de remplacer les humains par des machines, les interfaces cerveau-ordinateur (ou BCI pour Brain-Computer Interface) pourraient permettre la symbiose entre les premiers et les secondes. Les travailleurs humains auraient accès à la puissance physique des robots et à la puissance intellectuelle de l’intelligence artificielle générale. Cependant, si cette technologie d’interface cerveau-ordinateur donne de l’espoir à ceux qui s’inquiètent de la perte imminente de leur emploi, elle pose d’importants problèmes juridiques. Ce document abordera les trois difficultés les plus préoccupantes, à savoir le risque de discrimination à l’encontre des travailleurs qui ne peuvent - ou ne veulent - pas accepter les prothèses neurales, l’atteinte à la vie privée des travailleurs, et la menace d’une coercition par les machines.