L’habitat néolithique en Bretagne : un bilan des recherches, 1999-2018
À la demande du ministère de la Culture, le Service régional de l’archéologie de Bretagne a entrepris une synthèse sur le bilan des recherches archéologiques depuis une vingtaine d’années. Le présent article concerne les progrès des connaissances régionales sur les formes de l’habitat néolithique, d...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rao, |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Revue archéologique de l’Ouest
2022
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | À la demande du ministère de la Culture, le Service régional de l’archéologie de Bretagne a entrepris une synthèse sur le bilan des recherches archéologiques depuis une vingtaine d’années. Le présent article concerne les progrès des connaissances régionales sur les formes de l’habitat néolithique, domaine resté longtemps lacunaire dans la région. Depuis les années 1990, les données se sont peu à peu étoffées grâce au développement des techniques d’investigation et à la multiplication des recherches, en archéologie préventive notamment. Au Néolithique ancien, la répartition des sites étudiés indique une néolithisation rapide de l’ensemble de la région. Les quelques plans de bâtiments connus montrent une persistance des traditions danubiennes et le matériel abondant associé traduit des relations avec les régions voisines, mais également une adaptation aux conditions locales d’approvisionnement. Pour le Néolithique moyen, les progrès ont été particulièrement spectaculaires avec l’étude de plusieurs plans de bâtiments sur poteaux, de forme quadrangulaire, orientés principalement est-ouest, mais également avec des structures en terre crue associées à un vaste ensemble d’aménagements en zone marécageuse sur le site de Lillemer, particulièrement original dans l’ouest de la France. Les résultats sont plus disparates pour les dernières phases du Néolithique, avec des bâtiments sur poteaux de taille moyenne ou modeste contrastant avec la monumentalité des édifices du site de Pléchâtel. Depuis 2010, la fin du IIIe millénaire est richement documentée par un nouveau type de bâtiments inconnus auparavant, de plans piriformes originaux, aux caractéristiques homogènes et datées du Campaniforme par le matériel et le radiocarbone. |
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